2008

LES DESSOUS DE L’HISTOIRE (2)

Cette pièce refuse de se fixer. Disons qu’elle est instable, comme le récit qui la fonde. Elle a été exécutée à partir des données d’archives du répertoire des Filles du roi (Yves Landry). J’ai fait des petits tableaux/ fiches. Chaque fille a sa fiche, chaque fiche est un tableau, chaque tableau tente de faire image là où il n’y a pas de visage, peu de mémoire, là où il ne reste que la nostalgie et le flou d’une histoire lointaine. Ainsi, par le biais de la peinture et d’une réflexion sur l’image, mon travail tente de mettre en examen les pratiques d’écriture de l’Histoire. Cette œuvre intitulée Les dessous de l’histoire (2) : potins et rumeurs et dans une autre version de montage, Les dessous de l’histoire (3), met de l’avant, entre autres à travers les possibilités qu’offre l’instabilité des espaces et de dispositifs de montage divers, des questions relatives à la fin de l’histoire, la fin du récit unique, la fin de la peinture, la fin de la nation. Elle a été exposée dans une première forme, celle de l’éclatement, à la Galerie B 312.
Vue de l’exposition Monique Régimbald-Zeiber : Les dessous de l’histoire (2), Galerie B-312, Montréal, 2011-2012

Acrylique sur toile
810 tableautins de 12,6 x 17,8 cm chacun
Les dimensions de l’oeuvre sont liées aux conditions de présentation.

Collection

Collection de l’artiste

Historique d’exposition

2011-2012 – Monique Régimbald-Zeiber : Les dessous de l’histoire (2), exposition individuelle à la Galerie B-312, Montréal (2 décembre 2011-21 janvier 2012)

 

Vue de l’exposition Monique Régimbald-Zeiber : Les dessous de l’histoire (2), Galerie B-312, Montréal, 2011-2012
2013

LES DESSOUS DE L’HISTOIRE (3)

Acrylique sur toile, pellicule mousse et ruban adhésif
300 tableautins de 12,6 x 17,8 cm chacun
Les dimensions de l’oeuvre sont liées aux conditions de présentation.

Collection

Collection de l’artiste

Historique d’exposition

2013-2014 – STAGE SET STAGE : sur l’identité et l’institutionnalisme, exposition de groupe à SBC galerie d’art contemporain, Montréal (20 novembre 2013-22 février 2014), commissaire : Barbara Clausen 

 

L’invitation lancée par Barbara Clausen de participer à l’exposition et aux événements de STAGE/SET/STAGE: sur l’identité et l’institutionnalisme a permis d’explorer cette instabilité du dispositif inhérente à l’esprit de cette pièce.

La commissaire Barbara Clausen dit : «L’élément central de STAGE SET STAGE consiste en une structure mobile intitulée Space Set / Set Space, une œuvre collaborative conçue en 2012 par Andrea Geyer et Sharon Hayes. Jouant le rôle d’un espace dans un espace, cette structure créera un cadre architectural et s’adaptera en fonction de toutes les phases et de toutes les œuvres de l’exposition. Space Set / Set Space est un dispositif spécifique au lieu qui offrira une plateforme aux participants, à partir de laquelle performer ou parler d’idées et d’enjeux liés à l’identité et à l’espace, et aux visiteurs, qui pourront s’y avancer pour prendre part au projet, ou rester simplement observateur. »

Vue de l’exposition STAGE SET STAGE, SBC galerie d’art contemporain, Montréal, 2013-2014 ©DR

Enfermer la pièce, la cacher, l’offrir à la performance de Maria Hupfield comme base, socle de paroles, de danse, de revendication, de joie aussi.

Performance de Maria Hupfield dans le cadre de l’exposition STAGE SET STAGE, SBC galerie d’art contemporain, Montréal, janvier 2014  ©DR